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 Dieu t'accorde ce que tu as demandé avec foi

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MessageSujet: Dieu t'accorde ce que tu as demandé avec foi   Jeu 4 Juil - 19:58

Dieu t'accorde ce que tu as demandé avec foi
Prédication du pasteur Bruno Holcroft dans la paroisse de Niederbronn-les-Bains

Matthieu 8

5 Au moment où Jésus entrait dans Capernaüm, un capitaine romain s'approcha et lui demanda son aide 6 en ces termes : « Maître, mon serviteur est couché à la maison, il est paralysé et souffre terriblement. » 7 Jésus lui dit : « J'y vais et je le guérirai. » 8 Mais le capitaine répondit : « Maître, je ne suis pas digne que tu entres dans ma maison. Mais il suffit que tu dises un mot et mon serviteur sera guéri. 9 Je suis moi-même soumis à mes supérieurs et j'ai des soldats sous mes ordres. Si je dis à l'un : «Va !», il va ; si je dis à un autre : «Viens !», il vient ; et si je dis à mon serviteur : «Fais ceci !», il le fait. » 10 Quand Jésus entendit ces mots, il fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Je vous le déclare, c'est la vérité : je n'ai trouvé une telle foi chez personne en Israël. 11 Je vous l'affirme, beaucoup viendront de l'est et de l'ouest et prendront place à table dans le Royaume des cieux avec Abraham, Isaac et Jacob. 12 Mais ceux qui étaient destinés au Royaume seront jetés dehors, dans le noir, où ils pleureront et grinceront des dents. »
13 Puis Jésus dit au capitaine : « Retourne chez toi, Dieu t'accorde ce que tu as demandé avec foi ! » Et le serviteur du capitaine fut guéri à ce moment même.

Chers frères et soeurs

la Bible nous mentionne à bien des reprises comment des malades furent guéris par la foi ou par Jésus. Ce récit du centurion rappelle un récit tiré de l'ancien testament, ce militaire Syrien atteint de la lèpre, cette évocation permet aussi de nous souvenir de l'oeuvre de Raoul Follereau en faveur des lépreux. A ce général lépreux le prophète Elisée avait ordonné de se plonger sept fois dans le Jourdain. Il le fit, il fut délivré. A nouveau nous voyons la logique militaire qui finalement triompha : « Je dis. Tu fais. Terminé ».
A nouveau, comme dans notre récit, une dimension d'obéissance est mise en avant. Un parallèle est établi entre la foi et les pratiques militaires... il faut oser ! Un ordre est donné, en fait une simple parole est prononcée, et cette parole accomplit quelque chose de simple mais pourtant d'inouï.
Jésus admire cet homme qui n'est pas un militaire bourru car ce capitaine connaît l'armée, la résistance à la fatigue, le besoin de commander pour une efficacité, il connaît aussi - et c'est remarquable - la sensibilité à la douleur, à la peine, à la maladie. Il avait bien le sens des responsabilités, mais surtout il avait bien conservé son humanité. C'est un maître qui s'inquiète encore de la santé de ses serviteurs. Les gens qui travaillent pour lui ne sont pas des pions anonymes qu'il suffit de remplacer quand ils sont usés ou cassés.

Ce capitaine romain avait encore d'autres qualités qui nous surprennent comme elles ont surpris Jésus. Il est bien rare d'arriver à surprendre Jésus ! Lui le chef militaire, chef d'une partie de l'armée d'occupation n'a pas que du mépris pour ce peuple juif qui a été vaincu. Lui, l'homme fort, représentant le système romain avec sa religion, ce païen a su se détourner de sa religion politiquement victorieuse pour se tourner vers cet homme, sa puissance et son autorité qui commençaient pourtant à peine à se manifester en Israël. Cet homme pragmatique sut se servir de son instinct au point d'en avoir plus que ceux du peuple élu ! Au point d'avoir plus de flair que ceux qui auraient dû comprendre tout de suite qui était Jésus. Ainsi donc, il ne vient pas habité de la certitude de sa supériorité, il s'adresse à Jésus pour trouver du secours, il s'adresse à Jésus en lui donnant pour titre « Maître ». Cet officier païen préfigure sans doute la victoire à venir du christianisme. Beaucoup viendront de l'est et de l'ouest et prendront place à table dans le Royaume des cieux avec Abraham. Toutes les nations, toutes les religions se tourneront vers Jésus qui donne le salut !

Que peut-on dire aujourd'hui de ce texte ? La victoire du christianisme nous semble moins évidente, et même s'il est en progression dans le monde entier, l'Islam par exemple progresse plus vite et l'extension du christianisme se produit, hélas pour nous, sous d'autres sphères.
Nous pouvons aussi nous servir de ce texte pour justifier la démarche permettant le baptême des enfants. En effet, ce n'est pas le serviteur malade lui-même qui demande la guérison, ce n'est pas sa foi qui agit et permet son relèvement, c'est la foi d'un proche, c'est quelqu'un qui va voir Jésus et qui intercède en sa faveur. Ainsi nous croyons que le baptême peut être administré sur la base de la foi des parents et que Dieu reçoit notre demande de la conduire à la vraie vie.

Une simple parole est dite. Nous vivons une époque qui fait courir un risque à la parole car nous sommes engloutis par un tel flot de paroles que nous compromettons notre capacité à recevoir la parole qui, cette fois, vient de Dieu. Nous risquons de dire que « tout cela » ce ne sont que des mots. Parfois l'on voit des caricaturistes qui présentent notre monde comme une série de dessins comportant des bulles dans lesquelles s'élèvent des 'blabla'. Des dizaines de bulles : Le blabla politique, le blabla commercial, le blabla du voisinage ou du commérage, le blabla psychologique, le blabla des informations et des feuilletons… sans oublier le blabla religieux !
Pas étonnant que les gens vivent de plus en plus mal. Pas étonnant que l'on aille vers des valeurs matérielles qui, à côté des tous ces blablas, semblent des valeurs bien plus sûres !
Pas étonnant que, pour certains, le culte semble creux et qu'il ne se vive pas grand-chose.

Je vais vous rapporter le témoignage d'un collègue pasteur. L'histoire se passe dans le Haut-Rhin. Nouvellement arrivé dans la paroisse le pasteur observait une femme venant régulièrement au culte. Lors de chaque culte mon collègue la voyait en pleurs. Il parlait, la femme pleurait… et cette scène se répétait chaque fois provoquant un certain malaise dans l'esprit de mon collègue. Une occasion cependant se présenta et il put dialoguer avec la femme en question. Pourquoi pleurait-elle à chaque culte ? Auparavant, dit la femme, je venais au culte mais je ne vivais rien de particulier, cela a duré des années… cela ne me parlait pas, mais je venais. Mais à présent que j'ai été touchée par le deuil je ne vis plus du tout le culte de la même manière. Tout ce que vous dites me parle, me touche, m'émeut. Vos paroles s'adressent toujours à moi et je peux même me joindre à vos prières, elles me parlent, elles me touchent, elles aussi !
Voilà qui nous interroge tous quant à notre manière d'intérioriser ce qui est simplement dit…

L'officier romain ne confondait pas le blabla religieux avec ce qu'était Jésus. Quand on vient au culte avec une question, une demande, un besoin... quand on vient en sachant à qui on s'adresse, quand on vient en intériorisant, en recevant ce qui est chanté ou prié, à ce moment-là, derrière les mêmes apparences, c'est tout autre chose qui se vit. Tout le monde ne pleure certes pas comme la femme évoquée plus haut, mais tout homme ou femme qui s'approche, qui s'approche du Christ, mène un dialogue, c'est une foi qui se met à vibrer.
Nous pouvons imaginer bien des variantes pour rendre notre culte à Dieu : musiques, animateurs, intervenants, catéchumènes, danseurs, lecteurs, orateurs, chanteurs, artistes, etc. mais c'est bien l'attitude personnelle et intérieure qui reste un élément décisif pour se savoir proche de Dieu.

De simples paroles sont dites, elles demandent à être reçues, avec simplicité, avec confiance.
Les contemporains viennent à Jésus, ils sont incités à recevoir une parole. Il y a un dialogue, une mise en route, une question de foi qui va tout simplement rejoindre notre contexte de vie. L'homme militaire vivait et raisonnait comme un militaire et… et c'est un point de départ qui lui a parfaitement suffit pour rencontrer le Christ de la foi. Notre point de départ est tout simplement notre contexte de vie, notre métier, les responsabilités que nous exerçons, les raisonnements que nous avons l'habitude de tenir ! C'est tout à fait suffisant pour s'approcher du Christ.
Comme il est facile de s'approcher, comme il est simple et naturel de venir à Dieu. Pas besoin de diplômes, pas besoin de pratiques étranges, pas besoin de jouer un rôle qui n'est pas le sien. Tel que je suis je m'approche, tels que nous sommes nous nous approchons et nous recevons une parole qui est vraie, qui aide, qui réconforte, qui guérit.

D'autres questions intellectuelles viendront plus tard, des questions théologiques et culturelles. L'univers de la foi est infini, les autres questions viendront en leur temps mais pour le moment nous recevons cette parole, une simple parole qui demande à être reçue avec confiance et qui nous fera tant de bien.
Terminons par cette parole de Jésus : « « Retourne chez toi, Dieu t'accorde ce que tu as demandé avec foi ! »

Amen, c'est vrai, nous le croyons et voulons vivre ainsi.


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